18 octobre 2010 1 18 /10 /octobre /2010 09:58

Carl Barât - Carl Barât

Carl Barât -
Carl Barât
(Arcady 2010)

 

Commençons par la pochette, unanimement reconnue comme étant hideuse, qui présente Carl Barât de la pire des façons. On se croirait dans un studio photo de la fin des années 90 (le marcel à la Bruce Willis était en vogue à cette époque), et notre vieil ami Carlos se la joue bogossitude avec une coupe de cheveux soigneusement travaillée. Une photo ridicule que Barât a essayé de défendre en expliquant qu'elle avait été faite de façon spontanée ("The front cover is basically me just taking a photograph in the mirror"). Inutile de vous dire qu'on y croit pas une seconde, d'autant que la demoiselle en arrière-plan (qui n'est autre qu'Edie Langley, alias Mme Barât) prend la pose avec une raideur qui laisse à penser que la 47ème prise fut la bonne.

 

Fermons les yeux un instant. Carl Barât est un habitué des pochettes ratées depuis son départ des Libertines et le récent album de MGMT nous a encore récemment démontré que le vieil adage "Don't judge a book by its cover" n'a rien perdu de sa pertinence (par contre l'auteur de cette maxime ne connaissait manifestement pas le death metal). Écoutons et jugeons ensuite.

 

La première impression – qui se confirmera au fil des écoutes – est que Barât a voulu pour son album un son adulte, mature, détaché de l'énergie punk des Libertines, tourné vers un certain classicisme. On ne s'étonnera alors pas de la présence ici de Neil Hannon de The Divine Comedy, flamboyant compositeur de pop aux arrangements symphoniques, venu prêter main forte à l'ex-libertin. L'ambiance est à la pop de cabaret, au Rnb tout en cuivres, aux instrumentations cinématographiques. Barât se lamente de ses amours perdues (de son propre aveu, ce disque évoque la rupture avec sa précédente compagne) et croone devant une bande-son sophistiquée. Une démarche inattendue, un contrepied qu'on pourrait saluer... si le résultat n'était si décevant.

 

Peu importe les moyens qu'on met dans un album, peu importe qu'on s'entoure des meilleurs producteurs et qu'on ait une démarche profondément honnête, si les morceaux ne suivent pas, il n'est pas de salut possible. Comme sur le dernier album des Dirty Pretty Things, Barât peine à écrire des mélodies marquantes, et la profusion de moyens employés ne parvient pas à masquer cette faiblesse. "The Magus" est remarquable en cela : sur la mélodie poussive viennent se greffer des chœurs féminins qui ne font qu'aggraver la lassitude que procure ce morceau. Il en va de même de la plupart des morceaux de l'album, comme "So Long, My Lover" (halte aux clichés), "Je Regrette, Je Regrette" qu'une production digne des chansons de Noël rend presque comique (il faut dire aussi que la mélodie enfantine s'y prête). On passera par politesse sur le morceau bonus "Death Fires Burn At Night", qu'on peine toujours à analyser : est-ce un chef d'œuvre de pop rétro-futuriste digne de Tony Visconti (à mi-chemin entre sa production d'"Andy" des Rita Mitsouko et de "Ashes To Ashes" de Bowie) ou de la soupe technoïde ? On penche plutôt pour la deuxième solution.

 

Quelques morceaux parviennent tout de même à sortir l'album de l'ennui, comme "Carve My Name", qui semble néanmoins trop calqué sur les ambiances de Ballad Of The Broken Seas d'Isobel Campbell pour être honnête (sans parler de cette mélodie qui rappelle "I Fought In The War" de Belle & Sebastian). "Run With The Boys" réussit à amuser cinq minutes malgré son côté too much, et "Shadows Fall" démontre que Barât est plus convaincant lorsqu'il fait les choses simplement. Le haut point de l'album demeure "The Fall", comptine qui évoque les BO de Danny Elfman et transporte l'espace de 3'30" dans un décor victorien sans trop tomber dans la caricature. C'est peu.

 

Pas sûr donc qu'on réécoute beaucoup cet album qui démontre que si Barât semble heureux désormais en couple, côté musical il paraît à côté de ses pompes. A l'écoute de son troisième album loin de Pete Doherty, le seul avenir radieux qu'on perçoit pour Carl Barât semble un retour vers le passé avec le groupe qui lui a apporté gloire et reconnaissance. Non pas qu'on crève d'envie d'entendre un nouvel album des Libertines – qui sera forcément moins bon, moins romantique et nécessairement mercantile – mais on n'imagine pas Barât faire quoi que ce soit de valable sans son frère ennemi. Trois albums sont là pour le prouver, et le fait que ce Carl Barât se soit ramassé dans les charts anglais (entré en 52e position) devrait y contribuer un peu plus.

 

 

 

 

Tracklisting :

 

1. The Magus
2. Je Regrette Je Regrette
3. She's Something
4. Carve My Name
5. Run With The Boys
6. The Fall *
7. So Long My Lover
8. What Have I Done
9. Shadows Fall
10. Ode To A Girl

 

Bonus :

11. Death Fires Burn At Night

12. Irony Of Love

 

Le MySpace de Carl Barât : www.myspace.com/carlbarat

 

 

 

 

Vidéos :

 

"Run With The Boys"

Partager cet article

Repost 0

commentaires

Captain John Smith 04/11/2010 17:40



Hum. Tout dépend de ce qu'on en attend, de ce "Carl Barât". Personnellement, dégoûté que j'étais par le calamiteux single "Run With The Boys" (avec ses cuivres hideux), j'ai mis un bon mois à
sortir le disque de la pile... Et finalement, je ne trouve pas ça si mauvais ("The Magus", "The Fall", "Shadow Falls"...). Barât a le mérite de surprendre un peu, alors qu'on croyait qu'il
chercherait à réécrire "I Get Along" toute sa vie. On peut ou pas adhérer aux arrangements pompeux à la Visconti, mais ça fonctionne. Il est certain que le garçon a moins de talent que Doherty
(l'argument de la guitare sèche d'Eric est tout à fait bon) mais ces compositions tarabiscotées montrent tout de même un petit regain de forme depuis le second DPT. Pas le disque de l'année, pas
une daube, juste moyen.



Eric 04/11/2010 21:36



Exactement !


En réécoutant "Run With The Boys" à l'instant, j'ai eu l'impression d'entendre Phil Collins reprenant "You Can't Hurry Love". Assez désagréable.



alextwist 25/10/2010 15:35



une chanson que l'on arrive à croire


en tout cas il y a des disques, je trouve l'écriture pas inspirée et j'accroche pas


après je suis pas sûr d'être capable de pouvoir expliquer pourquoi concrètement pourquoi un truc très simple peut fonctionner ou ne pas fonctionner


 



youl 25/10/2010 12:37



Nous pourrions échanger longuement sur nos différents points de vu sur beaucoup de disques. Je trouve la scène actuelle passionnante et Planet Gong est un formidable site de découverte. Il
n'était pas question de demander un élargissement des styles ou un changement de ligne dans les choix. J'ai toujours considéré le rock comme un tout (pas uniquement de la musique) et les
querelles de chapelles ne m'ont jamais interéssé. Un critique sur la base que tel ou tel album n'est pas rock ne m'a jamais paru très convaincant. Enfin sur la qualité
des chansons....ben j'en reste au même point....c'est quoi une bonne chanson ?



alextwist 25/10/2010 11:26



en passant le dernier album de the Intelligence, pourtant sorti sur In the Red sonnent pas du tout lo-fi, et contient 3-4 chansons vraiment mortelles dans le genre post-punk disloqué


un truc à faire écouter à tous les groupes de merde anglais qui cherchent à faire un tube en copiant the Editors ou U2



alextwist 25/10/2010 11:22



@Youl


Bad Sports, dans le genre c'est dans le haut du panier, j'ai écouté que deux fois l'album pour le moment, mais les chansons m'ont semblé cool


c'est pas original pour un clou mais 'est cool et avec de vrais chansons qui le font



alextwist 25/10/2010 11:21



je rejoins Frank sur le lo-fi, ça reste le truc qui secoue le microcosme rock en ce moment, et sur lequel les médias musicaux tradi restent très silencieux dans l'ensemble


personnellement je n'écoute pas que ça, mais je dois dire que dans mes achats de disques sorti en 2010 la moitié pourrait être affilié au lo-fi au sens large, que ce soit Best Coast, Woods, Ty
Segall, Bad Sports...


et globalement pas de mauvaises surprises, et souvent des bonnes, le lo-fi c'est généralement plus débridé et moins convenus que les autres disques, parfois ça donne des résultats aléatoires,
mais franchement par exemple as-t-on fait une plus jolie collection de pop songs entrainante que le deuxième Harlem en 2010?


le problème de l'indie "non lo-fi" c'est que beaucoup n'ont pas compris que les gens en avaient ras le cul des disques formatés avec un gros son, ce qu'ils voulaient c'est de bonnes chansons


mais attention il y a tjs de super groupes dans ce qui n'est pas "lo-fi", genre the Coral, Princeton (pas pour les lecteurs de planetgong mais super groupe d'indie pop), the Young Veins, Allo
Darlin' (super album d'indie pop), Teenage Fanclub (retour très honorable des vieux), Field Music (troisième album du niveau des deux précédents)...



urizen 22/10/2010 16:19



mmmh. En tout cas il ne me semble pas avoir avançé le moindre reproche concernant quelque commentateurs que çe soit. Je ne crois pas non plus que la remarque de Lars induisait un "vous n'avez
rien à dire faites-en déjà autant" ou quoique ce soit de ce genre, uniquement que l'on peut difficilement demander a un blogueur de parler de tel ou tel album s'il n'en a pas
envie. ce serait absurde.



jacques 22/10/2010 13:08



ce disque reste très mauvais.



pierre 22/10/2010 12:53



 ben finalement les disques de Carl Barat font avancer le débat, c'est déjà beaucoup...



paul 21/10/2010 22:48



Sinon, ca n'entre pas dans le débat, mais comme je savais pas où le poster je l'écris ici:


GOD SAVE PLANETGONG!


Depuis 6 mois je «perds mon temps » régulièrement sur ce site et j'ai découvert des sons et des sensations dont je ne soupçonnais pas même l'existence.


Tout ça pour dire: Changez rien!


 



youl 21/10/2010 16:21



Mais non je suis pas vexé !


 


 



Frank 21/10/2010 14:07



Ben moi je trouvais intéressant ce que tu disais Youl (et Le Lol)... j'y voyais pas matière à polémique stérile... Inscris toi sur le forum et on continue la discussion !



youl 21/10/2010 12:55



Ok je critique mais je ne devrais pas car je n'ai rien fait moi même de mon côté ? Vu comme ça...excusez moi alors. Je préfère ne pas faire de commentaire.


 



Eric 21/10/2010 13:08



Meuh nan youl, ils te taquinent.



Le Lol 21/10/2010 12:43



oui et puis pourquoi ne pas monter nos propres groupes musicaux pour enfin jouer ce qu'on a envie d'entendre ? parce qu'on en est pas capable... allons bon, ce ne sont que des suggestions,
et il est vrai qu'on ne joue pas sa playlist pour le public, mais avant tout pour soi. On ne force personne.



Eric 21/10/2010 13:02



Oui, bon, faut pas s'emballer non plus, hein.


 


On essaie de coller à l'actu mais le choix des disques qu'on chroniques sont bêtement guidés par nos envies, ou alors par des trucs complètement fortuits. La découverte d'un truc dans une
brocante, une discussion animée dans un bar à une heure avancée de la nuit, une trouvaille faite suite à une pérégrination sur le net, le désir militant de défendre un groupe qu'on estime pas
assez cité ou inversement, l'envie subite de dézinguer une vache sacrée surestimée...


 


C'est à mon avis le seul moyen pour nous de ne pas être gagnés par la lassitude ou la sensation désagréable d'avoir un boulot supplémentaire (quand tu écris pour le plaisir et que tu te colles
des obligations sur le dos, ça devient invivable, il n'y a aucun intérêt à faire ça, à moins d'y consacrer 100% de son temps et d'assumer pleinement une forme de professionalisation).



Lars 21/10/2010 11:38



Tout à fait d'accord avec toi Urizen. 


 


Youl et autres, rien ne vous empêche de créer un blog et de parler de ces disques là...



Urizen 21/10/2010 11:06



Hey nan mais ho! Encore heureux qu'ils chroniquent avant tout ce qu'ils ont envie! S'ils commencent a se dire "ah non pas de lo-fi cette semaine, on en a déjà fait la semaine dernière" je vois
pas trop l'interêt. C'est pas comme si on payait un abonnement. Avant tout ça marche à l'envie, encore heureux.



Frank 21/10/2010 08:41



Je pense aussi que si Eric & Rémi parle autant de Harlem, Bad Sports, Jacuzzi Boys, Ty Segall, Fresh & Onlys, etc (et ils sont pas les seuls) c'est justement parceq ue actuellement le
courant garage lo-fi à le vent en poupe aux Etats Unis. Au contraire je trouve la ligne éditoriale en phase avec ce qui se passe REELLEMENT dans le microcosme rock and roll.


Il y a quelques années, sur ce blog on causait aussi Bloc Party, Editors, Black Wire parce que le post punk déferlait.


Donc je pense aussi que tout dépend du contexte. D'ailleurs il y a fort à parier que dans 10 ans des gens tomberont sur ces articles en se disant mais c'est génial ça pourquoi j'ai pas écouté ça
plus tôt ? Comme toi (et moi d'ailleurs) en tombant sur Colette Magny.


En même temps les lecteurs influent aussi par leurs retours. Je constate aussi simplement que quand Eric ou Rémy mettent un article sur un oldies peu de gens réagissent...


Quand on tient unblog il y a un équilibre ténu que l'on essaye de tenir entre développer divers genres à la marge de la ligne éditoriale et virer blog généraliste ce qui serait la pire chose à
mon sens.


Mais débat intéressant.



Le Lol 21/10/2010 00:42



je suis d'accord avec youl; Ty Segall, Bad Sports, Harlem, White Fence, on est d'accord, les lecteurs du blog s'ils ne connaissent pas déjà, sont sûrs d'aimer; néanmoins les chroniques des
premiers Banhart, ou des disques de Campbell et Lanegan, sont par exemple peut-être plus intéressantes parce que situées dans des genres légèrement différents. Ainsi le dernier Barât ou Hentchmen
ne provoque pas de remous; en revanche, tomber sur Colette Magny ou ne serait-ce que les Bee-Gees provoque plus de curiosité ! Pourquoi ne pas donc continuer de parler des disques que vous
aimez mais dans des genres un peu en périphérie ?


Sinon je soutient Rémi pour ses instructives chroniques sur les musiciens noirs américains du début du siècle dernier. Peace.



youl 20/10/2010 19:13



Je suis d'accord avec toi. Moi aussi je viens sur Planet Gong pour ça. Seulement des fois il pourraît y avoir de la place pour des disques peut-être moins attendus. Par exemple le Neu!86 (que tu
chroniques d'ailleurs dans Rock n folk je crois) ?



youl 20/10/2010 16:57



"on va pas commencer à s'emballer sur du rap-métal, de la fusion world ou même tout simplement de la variété pop-rock pour le plaisir de prendre notre "lectorat" à contre-pied"


Tu caricatures un peu là, non ?


 



Eric 20/10/2010 17:09



Oui bien sûr, j'exagère, mais c'est juste pour illustrer le fait qu'on ne cherche pas à surprendre à tout prix. Je pense que les habitués du site reviennent parce qu'ils savent qu'on va parler
d'un certain genre de musique, d'où le côté prévisible que j'assume.



youl 20/10/2010 16:55



Des exemples juste pour mieux cerner mon propos ? Je te vois venir. Enfin si tu veux : Black Wire, Ikara Colt ou Bad sports par exemple. Attention j'aime bien ces disques mais je ne vois pas
beaucoup de chansons ou de qualités d'emballage supérieur.



youl 20/10/2010 14:24



Allez on va faire vite et dire que vous avez raison. Mais je ne parlais pas uniquement de Planet Gong (ben oui il n'y a pas vous). Disons qu'il est facile d'anticiper vos chroniques. Le Carl
Barat n'est pas une surprise. Encore une fois bien des disques que vous défendez n'en propose pas plus. J'aime beaucoup votre site mais hélas il devient de plus en plus prévisible dans ses goûts.



Eric 20/10/2010 15:01



Oui, bon, en même temps on va pas commencer à s'emballer sur du rap-métal, de la fusion world ou même tout simplement de la variété pop-rock pour le plaisir de prendre notre "lectorat" à
contre-pied. On ne prétend pas avoir la science infuse, mais on défend quelques genres musicaux qui nous tiennent à coeur. Si les musiques abordées sont souvent dans le même rayon
garage/psyché/kraut/60s on y peut rien, c'est parce que c'est la musique qui nous fait vibrer. Alors évidemment on peut anticiper à l'avance qu'on ne va probablement pas aimer le prochain Kings
Of Leon ou le prochain Muse (même s'il ne faut jamais jurer de rien, on n'est jamais à l'abri d'une surprise).


 


Concernant Carl Barât, c'est vrai que son album n'est pas une surprise : depuis le dernier Dirty Pretty Things on n'attendait pas grand chose de lui, et on a pas obtenu beaucoup plus. Notons
juste que dans le même genre de pop bien produite/symphonique on a quand même entendu beaucoup mieux que cet album ces dernières années. Décevant de la part d'un mec qui a co-écrit quelques un
des morceaux les plus traumatisants du début des années 2000.


 


Bien sûr qu'il n'y a pas que PlanetGong qui a parlé de l'album de Barât. En général, la presse a été très laudative avec cet album, de R&F à Mojo en passant par le Guardian, Uncut, Q, les
Inrocks : tout le monde a adoré. C'est pour ça que la remarque "Tout album sortant du format cradingue des Libertines paraîtra "lisse"" m'avait paru destinée à nous autres râleurs.


 


(tu pourrais me dire quel disque qu'on a récemment apprécié n'en propose "pas plus", juste pour saisir un peu mieux ton propos ? ça m'intrigue, parce qu'il est vrai qu'à trop avoir le nez dans le
guidon, enfermé dans un genre, on manque de recul)



youl 20/10/2010 08:06



Bof. Tout album sortant du format cradingue des Libertines paraîtra "lisse". Je trouve que l'on casse un peu facilement cet album sans véritable raison. On peut dire qu'il n'y a pas de chansons
mais alors il faudrait revoir pas mal de disques chroniqués ici qui n'en proposent pas plus. Et puis c'est un disque "produit", chose qui semble presque inconcevable aujourd'hui sans penser à des
trucs infâmes. Bien dommage.



Eric 20/10/2010 10:06



Halte !


 


"Tout album sortant du format cradingue des Libertines paraîtra "lisse"" Je refuse cette affirmation, tant on a déjà prouvé ici l'inverse. J'ai apprécié l'album solo de Pete Doherty alors que son auteur sort complètement du punk, idem pour l'album de Yeti de John Halsall très orienté folk-rock américain et qui est vraiment excellent.


 


Au delà des orchestrations et de la production - un aspect pas rebutant pour moi, cf les album de Divine Comedy, Belle & Sebastian, Last Shadow Puppets et même récemment MGMT chroniqués ici -
le problème de Carl Barât c'est que si on enlève tous ces artifices, les chansons ne sont pas fantastiques. Jouées à l'os, avec juste une guitare sèche, il ne restarait pas grand chose. Les
mélodies sont peu inspirées, les textes parfois risibles. C'est surtout ça qui me déçoit dans cet album, l'absence de vraies grandes chansons.


 


A l'opposé de Doherty sur son premier album solo où derrière une prod un peu foirée par moments se cachent des chansons immenses, comme "New Love Grows On Trees", vraiment meilleure quand Doherty
la chante seul à la guitare acoustique.


 



paul 19/10/2010 21:25



 


Malheureusement, en admirateur quasi inconditionnel des Libertines, tout à fait d'accord avec la critique.


à trop vouloir un album adulte, « mur », ça a viré au moisi... c'est mou, bien lisse et c'est déjà entendu (so long my lover, a quand même des petits airs de breck road lover, en
mauvais bien sûr).


il n'a plus besoin de hurler, dit-il dans le dernier interview de R&F, certes, mais il n'a plus visiblement grand chose à dire non plus. C'est triste. Et cette pochette...



youl 19/10/2010 19:56



Je pense exactement tout le contraire de votre article. Pas de chansons à la hauteur ? Ben zut alors !



Frank 19/10/2010 08:18



Pour ma part j'ai même pas osé écouter un seul morceau dudit disque. J'ai toujours trouvé que Carl Barât était un artiste surestimé. Franchement les Dirty Pretty Things s'est quand même assez
mauvais (à part peut être Tired Of England)?


Et franchement la pochette en dit long sur le personnage...