14 novembre 2011 1 14 /11 /novembre /2011 22:13

Bare Wires - Cheap PerfumeBare Wires -
Cheap Perfume

(South Paw 2011)

 

 

Voila un album qui s'est fait attendre ! Annoncé depuis le début d'année pour une sortie estivale, et lancé par un single à la vidéo irrésistible ("Don't Ever Change"), Cheap Perfume est sur notre wish-list depuis des mois. Il faut avouer que son prédécesseur Seeking Love nous avait collé une sacrée claque (dont on ne s'est toujours pas remis) et que Matthew Melton suit depuis quelques années un trajet rock'n'roll sans faux pas, que ce soit en solo ou en groupe avec Snakeflower 2, Bare Wires et ses autres projets satellites.

 

La première surprise que révèle Cheap Perfume quand on tient l'exemplaire physique entre les mains réside dans son format : c'est un vinyle 10 pouces (il parait qu'on dit 25cm en bon français), avec cinq morceaux par face et – tant mieux pour nous – aucun des deux excellents morceaux présents sur la compilation Group Flex ("Wanna Fight" et "The Right Time"), ce qui nous garantit un album essentiellement inédit.

 

N'y allons pas par quatre chemins : ceux qui sont, comme nous, tombés sous le charme empoisonné du rock'n'roll hirsute et décomplexé de Seeking Love devraient prendre un plaisir immense à l'écoute de cet album qui se situe dans la même veine. La production fait toujours la part belle à la guitare cinglante de Matthew Melton qui brasse des gros riffs à la vitesse de l'éclair avec comme seule motivation de faire remuer les fesses de son auditoire. L'instrument virevolte sur des morceaux débordants d'énergie tels que "Back On The Road", "Make Her Mine" et "Sweet Little Stranger", parfois au détriment de la voix du chanteur dont le mince filet peine toujours à percer au milieu du tintamarre des guitares.

 

Les morceaux tubesques sont ici légion. Outre le glam-boogie poseur de "Don't Ever Change" (qui parait ahurissant de facilité), Matthew Melton disttribue les remèdes à la morosité ambiante avec générosité : "Cheap Perfume" à la mélodie insidieuse,  l'hymne ultime des tournées "Back On The Road" où les riffs de guitare tombent avec fracas, la tournoyante "Make Her Mine". Si le tempo est parfois plus reposé que sur Seeking Love  (notamment sur "Never Gonna Change" ou "Television Girls"), Cheap Perfume ne connaît aucun temps mort.

 

Parmi les quelques écueils de l'album, notons que la production parfois étouffée – et voulue ainsi par le groupe – dessert parfois les morceaux de Matthew Melton. On aimerait de temps en temps que ça explose un peu plus, que le parti-pris glam-boogie soit un peu plus assumé, un peu moins lo-fi. Par ailleurs, la proximité sonore de Cheap Perfume avec Seeking Love fait qu'on a parfois l'impression d'entendre des redites de l'album précédent. "Sweet Little Stranger" est un cousin proche de "Seeking Love", quelques plans semblent déjà entendus mais l'ensemble contient assez de fraîcheur pour que l'on passe outre : Cheap Perfume est un excellent album de rock'n'roll enthousiaste et débridé.

 

 

 

 

 

Tracklisting :

 

A1. Dont Ever Change *
A2. Dirt Beach
A3. Cheap Perfume *
A4. Back On The Road *
A5. Aint Worth Walkin Away

B1. Television Girls
B2. Sweet Little Stranger *
B3. Now Or Never
B4. Make Her Mine
B5. Never Gonna Change

 

 

 

 

 

Vidéos :

 

"Don't Ever Change"


 

"Never Gonna Change"


 

 

 

 

 

Vinyle :

 

L'album est au format intermédiaire de 10", cent exemplaires ont été mis en vente avec un vinyle rouge.

 

Bare Wires - Cheap Perfume

 

 

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commentaires

Frank 17/01/2012 19:11


Je te rejoins peu ou prou sur le constat sauf que personnellement je le trouve meilleur que Seeking Love, plus abouti. Effectivement il y a bien des plans repiqués ci et là, mais le groupe me
paraît plus "carré" sans que ce soit un défaut ! Par contre fait chier cette prod' quand même... avec un son plus clair le disque aurait été encore meilleur.

Gil 18/11/2011 18:53


J'ai dcouvert le precedent LP de ces messieurs ici, sur ce blog. Avec pas mal de difficultés j'ai réussi à le trouver (vendeur US via Amazon). Joie ! Ma question est : comment je fais pour
celui-ci ? Où se le procurer ? Quels sont vos dealers ? Bien amicalement.

Eric 18/11/2011 23:51



Bonjour,


 


c'est vrai que les sorties de tous ces groupes califoriens ne sont pas évidentes à dénicher. A paris, la meilleure adresse ça reste encore Pop Culture (rue Keller, à Bastille), qui recommande
chaque semaine des disques de Bare Wires à cause de nous. C'est là où je l'ai trouvé.


 


Sinon, le meilleur - et sans doute le seul - plan, c'est internet, et les sites US en particulier. Le rappart dollar / euro permet d'amortir les frais de port. Le site du label vend le disque :
http://www.southpawdistro.bigcartel.com/. Sinon, des boutiques en ligne
telles que Insound peuvent être intéressantes (http://www.insound.com/), mais attention aux
taxes au delà de 100€ d'achats !



Infrason 18/11/2011 17:27


A propos, c'est dingue comme les chroniques Planetgong peuvent être plagiées. Ils ont quand même fait l'effort de ne pas copier le premier paragraphe, ce qui prouve déjà une forme d'appropriation
personnelle du texte :


http://upcoming.yahoo.com/event/8491553/LG/Lige/BARE-WIRES-us/la-zone/

Eric 18/11/2011 17:34



'tain c'est aberrant ! J'avais déjà vu un ou deux autres blogs faisant ça y a longtemps, notamment un qui m'avait copié texto ma chronique de Richmond Sluts. On ne gagne pas d'argent, donc se
faire piquer notre prose est plutôt flatteur, mais par honnêteté intellectuelle les mecs pourraient citer leurs sources. Je vais râler, tiens.


 


Dans le genre marrant aussi, j'ai vu des mecs coller des photos de mes vinyles sur leurs sites. Mon plancher va devenir célèbre par delà les océans.



hood 15/11/2011 19:44



Pour rigoler un peu : http://infrasons.blogspot.com/2011/09/pascal-negre-parle-de-bare-wires.html


Et sinon ils passent à marseille  à la fin du mois vous me conseillez d'aller les voir ?



teenagegraveman 15/11/2011 10:04



ma préférée, "back on the road", tube définitif et absolu, grandiloquent mais charmant, sinon je trouve quand même les guitares plus en retrait que sur le premier, l'album est moins "massif"