14 avril 2007 6 14 /04 /avril /2007 14:28

Actualité musicale :

THE WHITE STRIPES
Le duo le plus célèbre de Detroit vient d'annoncer la date de sortie officielle de Icky Thump, son nouvel album, qui sortira donc le 18 juin 2007. En voici la pochette et le tracklisting :


Icky Thump

1. Icky Thump
2. You Don't Know What Love Is (You Just Do As You're Told)
3. 300 MPH Torrential Outpour Blues
4. Conquest
5. Bone Broke
6. Prickly Thorn, But Sweetly Worn
7. St Andrew (This Battle Is In The Air)
8. Little Cream Soda
9. Rag And Bone
10. I'm Slowly Turning Into You
11. A Martyr For My Love For You
12. Catch Hell Blues
13. Effect And Cause










KEITH RICHARDS

On ne parle que de ça depuis une semaine : le zombie humain Keith Richards a livré au NME le secret de sa longévité en avouant qu'il avait sniffé les cendres de son père décédé en 2002. Des milions de pête-sec ont hurlé à la lune (en particulier Disney qui pensent écarter le guitariste des Rolling Stones de la promo du film Pirates des Caraïbes 3 dans lequel il incarne le père de Johnny Depp), tandis que le reste du monde a trouvé ça plutôt drôle (en tout cas au moins aussi drôle que con). Keith Richards est un génie. Il est l'incarnation même du rock'n'roll, l'âme damnée des Rolling Stones, une légende vivante qui vient d'ajouter une ligne à la liste des "anecdotes hallucinantes à propos de Keith Richards". En plus, il dispense une grande leçon : le seul rebelle ultime, c'est lui. Le fait qu'il soit encore vivant en 2007 est une aberration de la nature. Tous les Doherty et du monde peuvent se la jouer auto-destruction, le seul à être revenu de tout, c'est lui. Respect.

L'interview qui fait débat est disponible en intégralité sur le site du NME (en anglais, of course).




NOUVELLE STAR
Que les choses soient claires : chez PlanetGong on n'aime pas la tv-réalité et toutes les conneries variétoches que des gens malhonnêtes essaient de nous faire passer pour de la musique. A vrai dire, on n'a même pas de télé. Par contre, au détour d'un passage sur Dailymotion, on est tombé sur la vidéo d'un des candidats, ce lui dont tout le monde parle aujourd'hui, le dénommé Julien.
On a vu il y a un mois sa sélection où il a interprété avec panache un chansons délirante à l'ukulélé et on a aimé son style ("I dig your style dude"). Pas de quoi fouetter un chat néanmoins. Il y a 10 jours, on n'entendait plus que lui : le gars avait osé reprendre "Like A Virgin" façon jazz-easy listening. Les connaisseurs ont tout de suite reconnu que la reprise était inspirée de celle du crooner plastique Richard Cheese.
On s'est alors dit qu'il y avait peut-être quelque chose à creuser, d'autant que le gars arbore tout de même un tatouage de Jean d'Ormesson - on adore. Une visite sur la page MySpace de son groupe, The Jean D'Ormesson Disco Suicide, vaut le détour. On y découvre quelques bonnes compos et surtout une reprise magistrale, façon David Bowie/Brian Jonestown Massacre de "Born To Be Alive" de Patrick Hernandez. Ce mec là est indéniablement rock'n'roll.
On a vu le Petit Journal de Canal + fustiger sa tenue vestimentaire et son style d'une façon assez réac vendredi soir. Un grand moment de beaufitude télévisuelle. On aime "Julien de la Nouvelle Star". Il est ce que la télé française a connu de plus rock'n'roll depuis très longtemps, on attend maintenant qu'il reprenne du Nick Cave ou un morceau des Kills en prime-time.






THE LIBERTINES

L'évènement est de taille et devrait être repris dans toute la presse musicale d'ici peu : Pete Doherty et Carl Barât ont rejoué ensemble sur scène. Il y a quelques semaines on avait appris que les deux compères s'étaient réconciliés, Doherty proposant même à Barât d'être son best man (son témoin) pour de son futur mariage avec le top-model Kate Moss. Cet évènement était porteur d'espoir mais on ne pensait pas les voir jouer ensemble si rapidement - Dirty Pretty Things sont en train de préparer leur second album, tout comme Babyshambles.

Ce jeudi 12 avril donc, lors d'une des deux soirées organisées par Pete Doherty au London Hackney Empire, pour lesquelles il avait prévu de jouer solo, de lire de la poésie et d'accueillr des invités musicaux, les deux têtes pensantes des Libertines sont montés ensemble sur scène et ont joué pas moins de 13 morceaux. Alors qu'il était supposé lire de la poésie et jouer un concert solo, Doherty a introduit Barât sur scène sous la forme d'une blague : "You've been waiting for this moment. Ladies and gentlemen Mr Carlos Barat...only joking! What do you expect for 25 quid?". Immédiatement après cette boutade, Barât est arrivé d'un air débonnaire et les deux se sont lancés dans un show mémorable.

Maintenant, la question que tout le monde se pose et qui fait frissonner tous ceux qui en pris Up The Bracket dans la gueule en 2002 et ne s'en sont jamais remis, c'est évidemment what now ? Une reformation des Libertines est-elle possible à court terme ? On avait déjà écrit un article à ce sujet l'an dernier, et ça reste toujours improbable. Babyshambles et Dirty Pretty Things ont des engagements à tenir - des albums à livrer à leurs maisons de disques, une tournée des stades à effectuer pour Doherty -, et on imagine mal John Hassal, leur ancien bassiste, lâcher son groupe Yeti pour redevenir sous-fifre. Carl Barât et Pete Doherty peuvent ils tout envoyer valdinguer à cause de la passion irrationnelle qu'ils éprouvent l'un pour l'autre ? Avec les Libertines, tout est possible, mais on en doute.
 

Voici quelques extraits vidéo du concert récupérés sur Youtube - la qualité est évidemment moyenne, téléphone cellulaire oblige - ainsi que la set-list du concert.

 

"Albion"


"What Katie Did"


"The Good Old Days"


"Tell The King/Don't Look Back Into The Sun"


Je mettrai d'autres extraits dès que j'en aurai trouvé plus. Ce soir là, ils ont chanté :

'What A Waster'
'Death On The Stairs'
'The Good Old Days'
'What Katie Did'
'Dilly Boys'
'Seven Deadly Sins'
'France'
'Tell The King'
'Don't Look Back Into The Sun'
'Dream A Little Dream Of Me'
'Time For Heroes'
'Albion'
'The Delaney'

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Published by Eric - dans News
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commentaires

Yo² 15/04/2007 20:53

Quoi !? La pochette des Stripes n'est pas rouge et noire ? La faute à Warner ?A lire les commentaires de nombreuses blogueurs de la génération Ipod-Converses, les Libertines s'étaient déjà réunifiés, les vidéos leur donnait la larme à l'oeil... et tant d'autres propos assez exaspérants.Tu es un des rares qui me paraisse lucide pour le moment à ce propos, une vraie reformation me parait sincèrement impossible pour l'instant.PS : "John Hassall (...) pour redevenir sous-fifre" me fait marrer tellement c'est vrai.

Eric 16/04/2007 10:16

... et pourtant j'adorerais revoir les Libertines ensemble. La seule fois où j'ai vu les Libertines jouer, Pete Doherty venait de se faire virer du groupe (c'était en juin 2003), c'était leur deuxième concert sans lui, à Liverpool. Pour les White Stripes c'est assez triste en effet, d'autant que leur tenue est magnifique en couleur. Je ne pensais pas que Jack white pouvait faire pire que le costume mariachi qu'il sétait concocté pour l'album précédent (Noel Gallagher avait eu cette phrase magnifique "Jack White looks like Zorro on donuts"). Kitsch forever. Le titre de l'album est tout de même écrit en blanc sur fond rouge...