17 février 2007 6 17 /02 /février /2007 16:57

Klaxons - Myths Of The Near Future

Klaxons -
Myths Of The Near Future
(Because 2007)


Cela faisait longtemps qu’on n’avait pas entendu telle hype autour d’un groupe. Les anglais Klaxons déferlent sur l’Europe – et bientôt le monde ? – sous les hourras de la presse, avec dans leur besace plus qu’un album, un genre à part entière : la new rave. Derrière ce nom ridicule se cache le retour de la musique de défonce festive. Klaxons se situent au croisement des Happy Mondays et de The Rapture : quand la rave sous ecstasy de Madchester rencontre le son de la scène disco-punk cocaïnée de New York.


Indiscutablement, la musique du groupe est taillée pour les boites de nuit huppées. "Atlantis to Interzone", les simplistes "Forgotten Words" et "Magick" sont des invitations à la danse et à l’acide. Tous les moyens sont bons pour que l’auditeur éprouve l’envie de se dandiner ; les basses sont suramplifiées, le beat simpliste à souhait (certains diront trippant), les refrains faciles à entonner. Ces grosses cordes, efficaces dans le tumulte d’un dancefloor lorsqu’on a les idées confuses, se révèlent nettement moins emballantes quand on écoute l’album à jeun. Le groupe a prévu le coup en plaçant quelques mélodies en forme de descente d’acide : les mélodies irrésistibles de "As Above So Below","It's Not Over Yet" et le single à succès taillé pour les charts "Golden Skans" rendent l’écoute de Myths Of The Near Future moins pénible un mardi après-midi. On navigue néanmoins dans des eaux eighties proche des Killers – le son enflé de ces morceaux risque d'en rebuter plus d'un.

 

Cela faisait longtemps qu’on n’avait pas entendu telle hype autour d’un groupe. Les anglais Klaxons déferlent sur l’Europe – et bientôt le monde ? – sous les hourras de la presse, avec dans leur besace plus qu’un album, un genre à part entière : la new rave. Derrière ce nom ridicule se cache le retour de la musique de défonce festive. Klaxons se situent au croisement des Happy Mondays et de The Rapture : quand la rave sous ecstasy de Madchester rencontre le son de la scène disco-punk cocaïnée de New York.Indiscutablement, la musique du groupe est taillée pour les boites de nuit huppées. "Atlantis to Interzone", les simplistes "Forgotten Words" et "Magick" sont des invitations à la danse et à l’acide. Tous les moyens sont bons pour que l’auditeur éprouve l’envie de se dandiner ; les basses sont suramplifiées, le beat simpliste à souhait (certains diront trippant), les refrains faciles à entonner. Ces grosses cordes, efficaces dans le tumulte d’un dancefloor lorsqu’on a les idées confuses, se révèlent nettement moins emballantes quand on écoute l’album à jeun. Le groupe a prévu le coup en plaçant quelques mélodies en forme de descente d’acide : les mélodies irrésistibles de "As Above So Below","It's Not Over Yet" et le single à succès taillé pour les charts "Golden Skans" rendent l’écoute de moins pénible un mardi après-midi. On navigue néanmoins dans des eaux eighties proche des Killers – le son enflé de ces morceaux risque d'en rebuter plus d'un.

 

On n’a pas envie de trop s’emballer pour cet album au titre pompeux* (on se croirait chez Oasis) destiné aux gens qui socialisent dans les milieux "in" pour se donner l’impression d’être à la pointe de la mode. Sur "Atlantis To Interzone", le groupe utilise des gimmicks fatigants de techno commerciale (sirène de pompier, etc.) et tente vainement de refaire "Your Biggest Mistake" de Test Icicles, un des groupes les plus novateurs de ces dernières années. Du déjà entendu. Heureusement, Klaxons arrivent à faire pencher la balance de leur côté grâce à des morceaux réussis comme "Totem On The Timeline" et "Gravity's Rainbow" qui prouvent que le groupe est capable d'écrire des morceaux emballants sans toujours avoir recours aux mêmes artifices.

 

A l’image des albums de The Rapture ou Soulwax, Myths Of The Near Future est un disque du samedi soir qui permettra aux gens qui aiment le disco en cachette de s’éclater sur les pistes de danse tout en restant cool. Ceux qui préfèrent s’accouder au comptoir d’un bar pendant qu’un groupe de rock’n’roll fait trembler les murs passeront leurs chemin.

 

 

 

 


Tracklisting :


1  Two Receivers  
2  Atlantis To Interzone
3  Golden Skans   *
4  Totem On The Timeline  *
5  As Above, So Below   *
6  Isle Of Her
7  Gravity's Rainbow
8  Forgotten Works
9  Magick
10  It's Not Over Yet
11  Four Horsemen of 2012

 

* le titre Myths Of The Near Future est tiré d'un recueil de nouvelles de science-fiction de J.G. Ballard 

 

 

 

Vidéos :

 

"Golden Skans"


 

"As Above, So Below"


 

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commentaires

Lars 27/05/2010 15:29



Le nouveau morceau des Klaxons est juste horrible. On entend qu'ils ont travaillé avec le producteur Ross Robinson, à qui on doit nombre de chefs-d'oeuvre d'artistes au talent incroyable comme
Korn ou Limp Bizkit. J'entends d'ailleurs un peu de Korn dans plusieurs passages de ce morceaux, notamment au tout début. Hum. 



Eric 31/05/2010 16:04



On peut l'écouter sur MySpace aussi : http://www.myspace.com/klaxons


Effectivement c'est pas très subtil comme morceau. C'est compressé à mort, on ne distingue rien de ce qui se passe, la mélodie n'en est pas vraiment une. Pas de quoi s'en retourner la nuit.



Dr.Nichon 26/05/2010 12:28



Après avoir touché le fond, ils ont finalement posté un nouveau morceau sur leur site officiel ! Curieux de connaître votre avis !



alexandre 31/03/2007 18:01

les sirènes c'est un truc de rave/hardcore, musique absolument géniale du début des 90's d'une fraicheur et une naiveté incroyableit's not over yet est une reprise d'un truc de trance commercial si ma mémoire est bonnela basse de gravity rainbow est pompé sur un morceaux de rave/hardcore (altern-8 - evapor-8)

Eric 03/04/2007 14:55

Ouais, la musique rave/hardcore ça glisse complètement sur moi. En fait, je crois que je n'aime pas du tout. (et pourtant je connais des gens qui ont essayé de me convertir).
Le plus loin où je suis allé dans le mix techno/rock c'est en 1996/97 quand j'écoutais les premiers Chemical Brothers et surtout The Prodigy - j'adore l'album Experience.
Les sirènes sur le morceau "Atlantis To Interzone" me donnent instantanément envie de zapper. Ca me rappelle plus des trucs kitsch comme "I Like To Move It" de Reel To Reel  que des tueries electro-punk/rave comme "Jericho" (qui pourtant possède une sirène).
 

Pixel2hot 12/03/2007 16:22

Pas tout à fait d'accord avec la chronique, ce qui me surprend, car généralement, je trouve vos analyses pertinentes. Enfin, la vérité est probablement entre votre point de vue et le mien (exprimé sur http://arts2vivre.blogspot.com pour ceux que cela intéresse). POur moi, ces petits gars ont fourni du bon boulot. Pas parfait, mais au moins on ne s'y ennuie pas. Le meilleur cd de ce début d'année, après celui de The good, the bad and the queen et celui des Rakes. Bien amicalement.

OZ 09/03/2007 17:20

J'ai essayé de danser là-dessus et c'est pas possible. Les voix sont pas terribles mais l'ensemble est pas mal fichu. A voir dans quelques années...

Eric 09/03/2007 17:30

Je pense qu'il faut avoir gobé quelques ecsta pour pouvoir danser là dessus sans arrière-pensée...
Dans quelques années les gens ressortiront peut-être Klaxons lors de soirées nostalgie-kitsch, qui sait?

Chtif 08/03/2007 11:23

ouep, ça me fait le même effet que les Scissor sister, les klaxons, là...

yoyo 18/02/2007 11:48

juste un petit mot pour présenter un blog sympa:
http://n-r-v.over-blog.com/
merci à vous
yoyo